Geneviève Rey

De Peraudel à Bouscasse
Petite histoire d’un quartier de Castres

Réédition du Cahier n°29 de la Société culturelle du Pays Castrais de 44 pages noir et blanc sous couverture couleur.
ISBN13 978-2-904401-52.7 - Prix : 10 €

Bordé au sud-ouest par l’avenue Lieutenant-Jacques-Desplats, au nord par la rue Sœur-Audenet et à l’est par le stade Pierre-Antoine, le quartier de Péraudel s’est constitué vers les années 1960. Il jouxte un quartier un peu plus ancien, Bouscasse.
Sur le territoire étudié plus précisément, une tuilerie est déjà présente au XVIe siècle. Elle passera entre les mains de divers propriétaires, dont l’un, Peyraudel, donnera son nom au hameau puis au quartier.
A partir du XIXe siècle où une urbanisation s’amorce à partir du quartier voisin de Bouscasse, établi autour d’une ancienne métairie. Non loin du hameau de Péraudel, la famille Milhau-Ducommun fait édifier dans un paysage bucolique la métairie neuve de Péraudel, vaste maison bourgeoise entourée de jardins. Il faudra attendre la vente de cette métairie neuve et des terres qui l’entourent pour que la physionomie du quartier se trouve modifiée. Au début du XXe siècle, le nouveau propriétaire, Jules Maraval, fait construire, à deux pas de sa résidence, une usine textile moderne qui connaîtra une grande prospérité. Au hameau de Péraudel, Henri Cousinier, dernier tuilier, développe à partir de 1930 une importante entreprise de négoce en matériaux de construction. Non loin de là, un terrain de sports, et notamment de rugby, est aménagé sur le parc d’Aillot. Il sera par la suite déplacé à deux reprises. Mais c’est seulement dans les années 1960 qu’est édifié, entre le moderne quartier de Bisséous et Bouscasse, un ensemble de petites maisons pourvues de jardinets alors que la métairie neuve de Péraudel devient le premier site des Laboratoires Pierre Fabre.