« Caprices, Disparates, “l’Autoportrait“ – œuvre majeure de l’Art pourtant si simplement exposée comme si son regard le plus intime avait été naturellement réservé au Musée de Castres qui porte désormais son nom -, et ceux qui l’y ont rejoint tels Lucas, Fortuny, Velasquez bien sûr, et Murillo, Ribera, Coello : tous géants, habités par les fureurs sourdes de l’Espagne emmêlée d’ombres, de lumières et de violences, devenus – aux jours paisibles enfin recouvrés de l’Après Guerre – les chantres malgré eux d’une paisible et si discrète ville de province !
« Castres doit ainsi une grande part sinon la meilleure de son identité à la personnalité hors du commun de l’homme d’art et de lettres que fut Gaston Poulain. Conservateur de cette collection publique, il signa le succès de cette œuvre en seulement deux décennies ! Hommage à sa personne emplie d’humanité, d’esprit de résistance, à l’étendue de sa culture, à son regard pertinent sur la création artistique, à la dignité, enfin, qu’il imposait par sa fonction au sein de ce qui fut alors un foyer reconnu par les plus grands noms de son époque venus à l’invitation de l’un des leurs. »
Ill. : Lors de l’inauguration du Musée du Protestantisme par Marc Bœgner (de l’Académie française) dans la cour du Château de Ferrières. Gaston Poulain en conversation avec l’académicien. Photographie, 24 août 1968. © DR
