Hilaire Périé de Sénovert nait à Castres en 1780. Fils de magistrat, sa jeunesse est marquée par les troubles politiques et religieux de la période révolutionnaire. Reconnu pour ses talents de dessinateur, il va parfaire sa formation à l’atelier de David au Louvre. Rejoint à Paris par ses cousins originaires de Dourgne, Jean-Antoine et Augustin Gleizes, puis Charles Nodier, il s’imprègne de l’art grec. A leur contact se forme une société utopiste, les Méditateurs de l’antique, qui va scandaliser Paris. Devenus administrateur de jeux au Palais Royal la nuit, Hilaire Périé est un artiste bohème le jour. Il expose au Salon de 1810 et 1812, collectionne les antiquités, et publie le livre du château de Chambord. Admirateur inconditionnel d’Anne-Louis Girodet-Trioson, il épouse sa muse, Julie Candeille, un monstre de talents, avant de prendre la direction du Musée de Nîmes. Tout au long de sa vie tumultueuse, Hilaire Périé sera le chantre d’un romantisme plus spirituel que rationaliste, fidèle à ses amis et à ses idées de jeunesse.
Ill. : Clocher Saint Benoit à Castres – circa 1795 par Hilaire Périé © coll. privée
