René Artigaut, André Minet

Castres et la Grande Guerre

Réédition du Cahier n°20 (paru en 1998) de la Société culturelle du Pays Castrais de 82 pages 21 x 29,7 cm, illustré en noir et blanc, Couverture couleur (nouvelle présentation et compléments).
ISBN13 978-2-904401-62.6 - Prix : 15 €

Castres, samedi 1er août 1914. En cette fin d’après-midi, le tocsin du clocher de Saint-Benoît se met à sonner annonçant pour le lendemain la mobilisation générale.
En quelques jours, plusieurs milliers de Castrais vont gagner leurs unités. En leur absence, la ville s’organise. Bien qu’éloignée du théâtre des opérations, elle ressent rapidement les effets de la guerre : arrivée de prisonniers allemands, organisation d’hôpitaux militaires temporaires, large reconversion de l’économie locale.
La vie dans la cité n’est plus la même. Les Castrais sont à l’affût des informations venant du front. Une population nouvelle s’établit par vagues : prisonniers allemands, blessés des hôpitaux militaires, réfugiés, main d’œuvre des industries d’armement. Des difficultés multiples surgissent : cherté des vivres, absence de monnaie, restrictions… La liste des morts pour la Patrie s’allonge ; les distractions laissent peu à peu la place au doute et à la tristesse…
L’année 1918 sera la plus terrible de toutes avec l’explosion à la poudrerie de Mélou et les ravages de la grippe espagnole. L’annonce de l’armistice du 11 novembre apparaît dès lors comme une délivrance.
S’appuyant sur les archives municipales et de nombreux témoignages, René Artigaut analyse de façon détaillée ces divers événements afin de restituer l’atmosphère dans la ville au long des quatre années de guerre.
Explorant un territoire plus large, André Minet étudie, de son côté, le phénomène très marginal du refus de la guerre au pays de Jaurès. Il se place ensuite aux lendemains de l’armistice pour nous conter les péripéties multiples liées à l’érection du monument aux morts castrais.